Et si le développement d’activité passait forcément par l’Art

Beaucoup de mes contacts ne le savent pas, mais j’ai débuté mes études dans l’Art. Juste après le collège, j’ai eu la chance d’intégrer l’école Maximilien Vox qui est un établissement qui est notamment spécialisé dans l’Arts appliqués. À cette époque, j’ai été très étonné de voir le regard extérieur porté sur les artistes. Pour moi, les artistes étaient simplement des personnes capables d’utiliser des éléments factuels pour les interpréter avec leur propre subjectivité et ainsi aboutir à une œuvre.

Aujourd’hui, je me rends compte que la différence avec les entrepreneurs n’est pas si importante que ça. En effet, lorsque l’on y regarde de plus près, un entrepreneur va se baser sur un ensemble d’éléments factuels qu’il a vu ou appris, pour les analyser (sur le spectre de sa propre subjectivité) et ainsi aboutir à un projet plus ou moins complexe à appréhender pour les autres (du moins dans sa version brute).
À mon sens la principale différence vient ensuite, car l’artiste laissent son œuvre s’exprimer dans la subjectivité de chacun, tandis que l’entrepreneur va ajouter une surcouche factuelle à son projet pour que celui-ci soit objectivement accepter par sa cible.

D’ailleurs, il est assez fréquent de qualifier les entrepreneurs (en particulier pour les artisans) avec des termes provenant de l’Art.

J’ai récemment décidé de suivre une certification en Art-Thérapie afin d’accentuer les liens entre l’art et le développement d’activité. J’ai notamment abordé les études de Jean-Pierre Changeux sur les neurosciences de l’Art. Cette certification m’a permis de prendre conscience que finalement, les leviers de l’Art peuvent s’avérer extrêmement utile pour appréhender le développement d’activité sous un angle plus kinesthésique.

Lorsque je parle d’Art, j’intègre tous ses formes selon la classification de Étienne Souriau, basée sur Hegel et complétée par des ajouts successifs ces dernières années :

  • 1e art : Architecture
  • 2e art : Sculpture
  • 3e art : « Arts visuels » (peinture et dessin)
  • 4e art : Musique
  • 5e art : Littérature (poésie, roman et écriture)
  • 6e art : « Art de la scène » (danse, théâtre, mime et cirque)
  • 7e art : Cinéma
  • 8e art : « Arts médiatiques » (radio, télévision et photographie)
  • 9e art : Bande dessinée/Manga/Comics
  • 10e art : Jeu vidéo/Multimédia

Pour aller un peu plus loin, l’artiste qui peint sur sa toile est souvent absorbé par son œuvre (comme en état de transe) presque méditatif. Son principal souci est le geste de son pinceau sur la toile. Il fait en quelque sorte abstraction de sa conscience et de ses émotions, qui se retrouvent dans l’œuvre produite.

Cette posture de l’artiste lui permet d’appréhender son œuvre sous un angle subjectif et très personnel. Dans ce même cadre, l’entrepreneur peut tendre à faire de son activité une véritable œuvre d’art. Pour cela, il s’agit finalement pour lui d’aborder son activité sous l’angle de l’artiste. Mon objectif, avec la certification que je suis, est de proposer une nouvelle approche (en particulier des ateliers de travail) pour permettre à mes clients de développer leur activité avec une dimension atypique et novatrice.